Focus ISO 2535
Nous sommes tombés cette semaine sur une publication d'un confrère (que nous ne citerons pas 😉) qui affirme que la norme ISO 2535 est une méthode purement empirique, destructive et totalement non transposable à la réalité des prodécés concernant le durcissement des résines.
C'est une idée reçue qu'on lit encore trop souvent... et c'est pourtant faux.
Vu que nous connaissons l'ISO 2535, nous nous sommes permis de reprendre ces éléments pour les corriger. En creusant un peu la norme, on s'aperçoit en effet qu'elle a beaucoup plus à offrir :
1/ L'oubli de la Méthode B : Réduire l'ISO 2535 à une simple mesure viscosimétrique en rotation en omettant l'oscillation linéaire est une erreur. La Méthode B préserve l'intégrité de la matière et permet d'obtenir une courbe complète de polymérisation.
2/ Le vrai rôle des 50 Pa.s : Même si elle est arbitraire, cette valeur reste un repère précieux pour beaucoup de système et s'avère proche du temps de gel (et non du temps de durcissement).
3/ Le pragmatisme historique : Tout comme le test Vicat dans le béton (depuis le XIXe siècle) ou l'oscillation linéaire dans le médical (depuis les années 1930), les méthodes empiriques bien conçues ont fait leurs preuves.
4/ En ajustant les conditions (température, volume, épaisseur, UV...), la méthode B de l'ISO 2535 devient un formidable outil pour simuler fidèlement vos procédés.
Ne jetons pas la norme avec l'eau du bain !
👉 Et vous, utilisez-vous les normes en vigueur pour suivre la cinétique de vos résines, ou êtes-vous passés à d'autres méthodes ?




Commentaires